Les termes GAFA ou GAFAM sont des acronymes créés par la presse mondiale pour désigner les géants du web. A eux s’ajoute les NATU qui sont les “progénitures” des GAFAM. Ainsi, la motivation de ces appellations n’est rien d’autre que pour connaître leur poids sur l’économie numérique et mondiale.

1. GAFA(M) – NATU DEFINITION

Les termes « GAFA » (ou GAFAM) et « NATU » sont des acronymes de Google, Apple, Facebook et Amazon, auquel est parfois adjoint Microsoft d’où le M. Elles ont même des petits avec les NATU pour Netflix, Airbnb, Tesla et Uber. Ces entreprises ont su renouveler au 21ème siècle le mythe des chercheurs d’or ou de pétrole devenus milliardaires en quelques coups de pioche.

2. Le poids des GAFAM

Ces entreprises ont parfois à peine 20 ans (Facebook a été créé en 2004 et Google en 1998) et pourtant la capitalisation de chacune d’elles flirte avec les 1 000 milliards de dollars. Pour donner un ordre de grandeur (bien que pas directement comparable), la comparaison PIB 2018 et valorisation positionne les GAFAM à la quatrième place (4). Ainsi, ils sont devancés que par les Etats Unis, la Chine et le Japon. Par ailleurs, ils sont devant l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France. Ce, par un PIB dépassant les 4.000 Milliards de Dollards. (Source)

3. Les NATU : les nouveaux champions

Si le terme GAFA(M) est entré dans les mœurs, un nouvel acronyme, NATU, commence à s’imposer pour désigner Netflix, AirBnb, Tesla et Uber. Des entreprises, là encore très différentes mais non concurrentes, puisqu’elles travaillent respectivement dans le domaine du streaming, de la location entre particuliers, des voitures électriques et du transport de personnes. Leur particularité est de s’immiscer dans un secteur économique préexistant et d’utiliser la technologie pour en réduire les coûts et proposer des services innovants.

4. La puissance des GAFAM et des NATU

Ces entreprises sont au cœur des nouvelles économies numériques. Ainsi, dans ce nouveau modèle d’activité le terrain de jeu n’est pas national, il est immédiatement international et le leader rafle la mise en anéantissant du même coup toute la concurrence. Conséquence, les chiffres deviennent vertigineux par rapport aux entreprises traditionnelles. Ainsi, Google concentre à lui seul plus de 90 % des requêtes sur internet dans le monde. YouTube, le diffuseur de vidéo sur internet (racheté par Google en 2006 pour seulement 1,65 milliard de dollars à l’époque) est vu bien plus que n’importe quelle chaîne de télévision : chaque jour, plus d’un milliard d’heures de vidéos sont ainsi visionnées. Quant à Facebook, il totalise plus de 2,3 milliards d’utilisateurs actifs chaque mois ( rapport début 2019).

Pour utiliser ces services, les consommateurs passent majoritairement par leur téléphone portable et bon nombre d’entre eux, ont la marque Apple. Cette dernière est devenue en août 2018 la première entreprise de l’histoire à dépasser le trillion de dollars (1 000 milliards), suivie ensuite d’Amazon.

Microsoft, la plus ancienne, est à l’origine de l’ordinateur tel qu’on le connaît aujourd’hui, avec son système d’exploitation qui occupe plus de 80% le marché. Et Apple qui a permis l’avènement du smartphone en 2007. Android de Google sur près de 9 smartphone sur 10 et enfin Tesla qui donne le coup d’envoi de la voiture électrique.

5. Le profilage marketing des consommateur

Sans concurrent, les entreprises peuvent fixer un prix de vente supérieur pour ses produits et se constituer une rente. Mais paradoxalement Google et Facebook sont “gratuits”. En effet, c’est ça l’illusion entretenue par ces entreprises de la nouvelle économie numérique : elles ne semblent pas vendre véritablement de nouveaux produits mais servir plutôt d’interface, la preuve avec leurs chiffres d’affaires de dizaines, voire de centaines de milliards.

En moins de dix (10) ans, Google multiplie son Chiffre d’Affaires par 5, Amazon par 9, Facebook créé en 2004 fait un CA de plus de 55 milliards $ en 2018. Apple a quintuplé son Chiffre d’Affaires en 9 ans et Microsoft passe au dépasse la barre des 110 milliards $ en 2018.

L’adage devenu célèbre dans l’industrie numérique est de dire : « si c’est gratuit, c’est que le produit c’est vous ».

Qu’est-ce que cela signifie ? Que ces entreprises se nourrissent de l’analyse et de la revente de vos données, c’est-à-dire de vos choix, vos goûts, de vos centres d’intérêts quand vous utilisez leurs services (recherche sur internet, réseaux sociaux, etc.). Ils peuvent ainsi définir plus finement votre profil de consommateur et ensuite se faire rémunérer en proposant aux entreprises des liens publicitaires internet ayant un impact commercial plus efficace qu’un simple panneau publicitaire au bord de la route.

 

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